A la découverte du Cap-Vert par Bart Vercruysse
Si on regarde une carte de l’Ouest Paléarctique, dans le coin sud-ouest, il y a une “anomalie”. Ce sont les îles du Cap-Vert. Pourquoi avoir “forcé” en changeant le tracé des belles lignes droites ? La raison, c’est que biogéographiquement, le Cap-Vert fait partie de la Macaronésie qui contient les Açores, l’archipel de Madère, les Canaries et le Cap-Vert. Aucune de ces îles, toutes d’origine volcanique, n’a été reliée à un continent et sur chacune, faune et flore se sont développées indépendamment depuis des millions d’années. On retrouve les mêmes familles de plantes et d’oiseaux, pas les mêmes espèces, mais nous sommes dans une continuité.
Les îles du Cap-Vert, c’est une centaine de plantes endémiques. Pour certaines, l’aire de distribution est limitée à une seule montagne ou une seule zone toute petite, une niche biologique, l'exemple extrême de l’adaptation à un environnement très spécial. Cinq des six espèces de puffins et de pétrels sont endémiques, ce qui représente 20 % des 25 espèces de l’ouest paléarctique. En plus, il y a quelques passereaux endémiques, le Héron de Bourne, endémique, des rapaces endémiques et … l’absence de mammifères terrestres (sauf les espèces invasives que sont les rats, chats et singes). Pour la biodiversité, c’est un laboratoire à ciel ouvert où la formation de nouvelles espèces est presque tangible.
Comme d'habitude, il y aura la librairie et le bar à l'entracte.
Lieu : l'Hôtel Communal de Woluwe-Saint-Lambert, 2, avenue P. Hymans, entrée sous la tour, métro Tomberg, ligne I, bus 28. Auditoire confortable de 150 places. Nous commençons à 19h30 précises
P.A.F. : 5 euros pour les membres AVES et associations nature, non membres 7 euros et 4 euros jusqu'à 21 ans.
Pour plus d'information, contactez par mail Damien Hubaut (téléphone 0475/78 38 25)


