|
|
Pollumen
Florence Gelbgras
|
|
La pollution lumineuse et les insectes:
Il a été montré que la pollution lumineuse pouvait avoir des influences négatives sur les insectes crépusculaires et nocutrnes. En Angleterre, il a par exemple montré pour les papillons de nuit que l'éclairage nocturne diminuait la densité des papillons de nuit. On considère aussi que 30 à 40% des insectes qui approchent des lampes des rues meurentt après à cause des collisions, de la chaleur, de la déshydratation, ou encore de la prédation. Mais au delà de ces effets directs la pollutions lumineuse affecte aussi les insectes d'autres manières:
Un premier effet est l'évitement, il a été montré en Amérique que des Lampyridae (lucioles et vers luisants) évitent les zones éclairées la nuit, donc que l'éclairage nocturne réduit le territoire utilisé par ces insectes. (voir l'article)
Le deuxième effet est le déplacement d'activité avec des espèces crépusculaires qui vont être actives quand il fait plus noir et non plus au crépuscule avec potentiellement deux conséquences. La première est la désynchronisation avec les plantes avec lesquelles les insectes interagissent. Le deuxième est un stress dû au fait qu'il fait plus froid la nuit qu'au crépuscule. On a un shift au niveau des niches temporelles et donc une augmentation de la compétition avec d'autres espèces plus adaptées à la nuit.
Le troisième effet est une désorientation des espèces, comme Noctua pronuba, qui se dirigent au moyen des étoiles et:ou de la lune ou encore la lumière polarisée.
Le quatrième est un effet sur l'accouplement. On peut notamment citer les lampyridae qui utilisent des signaux lumineux pour se reproduire.
Pour minimiser les impact des lumières urbaines sur les insectes, il est préconisé d'utiliser des led monochromes dont les longueurs d'onde émises affectent peu les insectes nocturnes notamment dans les tons rouges.
|
|
|
|
|
|
|
|